Le gouvernement tchèque a adopté un projet de liquidation des anciens dégâts écologiques.
Selon ce projet présenté par le ministère des Finances, lâEtat confierait la liquidation de lâensemble des dommages écologiques sur le territoire tchèque à une seule société. Le ministre des finances Miroslav Kalousek affirme que lâobjectif de cette initiative est dâobtenir le prix le plus avantageux pour lâEtat.
LâEtat sâest engagé à payer aux propriétaires des terrains pollués la liquidation des dégâts écologiques. Le coût de la liquidation des dommages de la période avant 2026 est Informations les plus actuelles - 14-05-2008 ...
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La Tchéquie au sommet de lâUnion européenne ... évalué à 115 milliards de couronnes, quelque 4,6 milliards dâeuros. Miroslav Kalousek explique pourquoi, à son avis, la solution choisie par son ministère serait la plus avantageuse:
«Je suis profondément convaincu quâun seul appel dâoffre, un appel international et étroitement surveillé, réduit lâespace pour toutes les manipulations corruptrices si nous le comparons aux procédés où des appels dâoffre concernant des commandes pour seulement quelque 100 millions de couronnes seraient lancés à une cadence de deux ou trois par semaine.»
Le premier ministre Mirek Topolánek qui approuve cette initiative du ministère des Finances, prévoit néanmoins que le projet suscite aussi des critiques :
«On peut sâattendre à la résistance de deux groupes au moins. Dâune part, il sâagit des sujets qui depuis une dizaine dâannées surévaluent deux à cinq fois les prix de la liquidation des dommages écologiques, et dâautre part des propriétaires des terrains où ces dégâts sont liquidés. Il est évidemment avantageux pour ces derniers de procéder dans le cadre de la liquidation des vieux dommages écologiques à la liquidation des dommages nouveaux.»
Les fonctionnaires du ministère des Finances soulignent surtout que cette méthode simplifierait et accélérerait tout le processus. Dâaprès le vice-ministre des Finances Ivan Fuksa elle garantirait également que le prix de lâensemble de ses opérations ne dépasse pas une certaine limite:
«Il ne faut pas croire que la société en question recevra de lâEtat quelque dizaines de milliards de couronnes pour liquider les dégâts écologiques. Elle liquidera ces dégâts à ses frais et au cours dâune période dâune trentaine dâannées elle touchera un salaire de lâEtat pour la réalisation de ces travaux. Nous choissons ce procédé parce que nous voulons que lâEtat et le Parlement sachent avec quelle somme ils doivent compter pour chaque année et chaque budget de cette période.»
Le projet est pourtant critiqué par lâorganisation Transparency International estimant que sa réalisation tirerait inutilement de la caisse de lâEtat 30 milliards de couronnes, soit quelque 1,2 milliards dâeuros.
(radio-Prague)
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