Depuis le 5 juin dernier, les concerts et autres performances se multiplient chaque soir sur la colline de Vyšehrad, dans le cadre du festival Agenda culturel ...
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Serge Baudo â le citoyen dâhonneur de Prague ... VyÅ¡ehranÃ, qui va boucler sa cinquième édition le dimanche 22 juin.
Le cadre de cette forteresse historique de la capitale tchèque est tout à fait propice, dans la chaleur des soirées estivales, à lâaccueil dâun public curieux de toutes sortes de découvertes. Au milieu de groupes confirmés, Radio Prague a rencontré une jeune compagnie de danse de lâécole de théâtre pragoise, la DAMU.
On avait annoncé dans lâagenda culturel du programme « Culture sans frontières » le début du festival VyÅ¡ehranà qui sâouvrait avec le concert de lâorchestre Tap-Tap composé dâenfants de lâinstitut JedliÄka, institut spécialisé dans lâéducation pour enfants handicapés. Dâautres noms connus du public tchèque se sont également produits sur la colline, à côté des statues des légendes tchèques LibuÅ¡e et PÅemysl, tels que le chanteur folk VladimÃr Merta ou le slovaque David Kollar. La présence de ce dernier, avec dâautres artistes polonais et hongrois, correspond au fait que lâédition de cette année, intitulée « Visegrad à VyÅ¡ehrad » avait pour ambition de présenter des artistes non seulement tchèques mais surtout issus des quatre pays du groupe de Visegrad.
Chaque journée du festival est divisée en deux parties avec des après-midi pour les enfants et le jeune public et les soirées pour les adultes. Dans la programmation théâtrale, on a ainsi pu voir la représentation de la pièce « Budžes le fier », dâIrina DouÅ¡ková, avec lâactrice Bára Hrzánová.
Le festival donne aussi leur chance à des artistes moins connus que cette dernière. Nous avons rencontré les danseurs et comédiens du groupe de théâtre SKUTR, qui ont offert quatre performances pendant ce festival. Il sâagit dâun mélange de danse et de théâtre sur le terme éternel de lâamour. On écoute Adéla LaÅ¡tovková-Stodolová, comédienne et co-chorégraphe du spectacle « La petite mort ».
« Ce projet est un projet doctoral de la DAMU. Nous sommes le groupe SKUTR où les directeurs sont Martin KukuÄka et Lukas Trpisovský. Et nous avons monté avec Martin KukuÄka cette pièce âLa petite mortâ. Ce qui mâintéresse, câest de voir comment dans le cadre de la danse, on peut faire, une histoire théâtrale. Je travaille avec le mouvement dans une situation donnée, non pas pour lâesthétique mais pour raconter une histoire avec la danse.
Lâhistoire était facile. Nous avons pensé que lâété, nous pourrions être dehors, dans la nature, avec ses senteurs et son air frais qui pourraient nous influencer. Nous avons choisi lâamour, ce qui interpelle les gens. Sur lâamour, nous voulions donner parler de différents concepts sur ce premier regard, sur ce qui se passe quand les gens se voient pour la première fois. Il y a trois cas, trois relations : le premier cas est celui du mariage, le deuxième celui de la situation où un couple ne se rencontre quâune fois par an et ont toujours ce désir intact, même si cet amour ne marcherait pas sâil était confronté à la réalité, au quotidien. Le troisième cas est celui du premier amour, et donc de la première relation sexuelle. »
La forteresse de VyÅ¡ehrad accueille jusquâà dimanche toutes sortes de spectacles, souvent drôles et sensibles, à lâimage de cette « petite mort ».
(radio-Prague)
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