Selon les statistiques, il y aurait dans les 8 000 toxicomanes à Prague.
Leur conditions de vie et dâhygiène sont précaires et le SIDA est omniprésent dans cette communauté. Ces derniers temps, elle devient dangereuse pour la société, car les toxicomanes sont de plus en plus nombreux à être atteints de lâhépatite.
Les dernières données fournies par le service de lâhygiène de Prague ne sont pas réjouissantes : en comparaison avec la même période de lâannée dernière, le mois de juin 2008 Le Printemps de Prague : la capitale tchèque sâouvre aux mélomanes ...
Informations les plus actuelles - 04-05-2008 ... a vu le nombre de toxicomanes atteints de lâhépatite A se multiplier par 18. ZdeÅka Jágrová du service de lâhygiène indique que la dernière épidémie dâhépatite en date a eu lieu en 1977, quand des milliers de personnes avaient contracté la jaunisse en consommant des fraises contaminées. Depuis, le nombre de malades de lâhépatite avait constamment baissé, jusquâau mois dernier. ZdeÅka Jágrová affirme que le nombre de malades pourrait encore augmenter et elle précise :
« Le nombre des personnes atteintes par lâhépatite est en hausse, et il sâagit surtout des consommateurs de drogues ou des personnes qui les fréquentent. Naturellement, cela ne veut pas dire que tous les malades atteints de lâhépatite A font partie de cette communauté. Beaucoup de malades ont attrapé lâhépatite dans dâautres pays, en Turquie, en Tunisie, en Egypte etc. Pourtant, la majorité des malades à Prague provient de la communauté des toxicomanes. »
Ce début dâépidémie chez les toxicomanes pragois pourrait-il toucher le reste de la population ? Le service de lâhygiène de Prague se refuse à faire des pronostics sur cette question. Pourtant, il met en garde contre les risques de contracter lâhépatite. On dit que la jaunisse, lâappellation populaire de lâhépatite est « la maladie des mains sales ». Câest vrai, mais on peut lâattraper aussi en partageant un narguilé, comme ce fut le cas de plusieurs étudiants, il y a quelque temps. Dâaprès Ivan Douda, de lâassociation Drop in dont lâobjectif est dâaider les toxicomanes, on parle beaucoup du SIDA en ce qui concerne les risques que courent ceux-ci. Par contre, on ne parle que très peu de lâhépatite qui peut être tout aussi dangereuse, car elle menace aussi le reste de la population.
Dâaprès ZdeÅka Jágrová, la mairie de Prague est en train dâexaminer la possiblité de vacciner gratuitement les toxicomanes pragois. La vaccination dâune personne reviendrait à 1 500 couronnes (dans les 62 euros) au maximum. Le plus difficile pour réaliser ce projet sera certainement de convaincre les toxicomanes de se faire vacciner. Pourtant, le Conseil municipal en collaboration avec le service dâhygiène et dâautres institutions sont prêts à faire le maximum, car les toxicomanes se concentrent dans des endroits très passants, dans le centre de la capitale et dans les gares de chemin de fer ou dâautobus.
(radio-Prague)
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