Jeudi 5 juin Première mondiale à Prague de la nouvelle pièce de Václav Havel ...
JaromÃr VomáÄka â auteur de chansons à succès ... dernier sâest terminée la 18e édition du festival des écrivains à Prague.
Lââge de la majorité donc pour ce festival qui a accueilli cette année encore de grands noms de la littérature mondiale et tchèque comme lâaméricain Paul Auster, le britannique dâorigine pakistanaise Tariq Ali ou les écrivains tchèques Ivan Klima et Petr Kral. Guillaume Basset, un des organisateurs du festival, nous a donné un petit bilan de cette édition 2026 :
Guillaume, vous travaillez pour lâorganisation du festival des écrivains à Prague. Pouvez-vous nous faire un petit bilan de cette édition 2026 ?
« Câest assez facile nous avons cette année choisi le thème de 1968. Nous ne pouvions évidemment pas lâéviter. Nous avons eu donc plusieurs rencontres qui ont été toutes très intéressantes, avec des auteurs qui venaient vraiment de tous les coins du monde et des lectures très intéressantes avec un public qui a vraiment apprécié les lectures et lâhumanité âje tiens à souligner celà - lâhumanité de tous les nos auteurs.
Vous avez donc choisi le thème de 1968 qui était effectivement incontournable cette année. Le sous-titre de lâédition était « le rire et lâoubli », où la référence à Kundera est évidente. Est-ce que vous avez essayé de lâinviter ?
« Oui, comme tout le monde je pense. Tout le monde essaye de lâinviter, et comme tout le monde, nous avons échoué évidemment. Mais pour nos auteurs tchèques, nous avons eu la chance dâavoir réuni, pour une discution commune autour de la Tchécoslovaquie Ivan Klima, Ludvik Vaculik, et Antonin Liehm ».
Sur le thème de 1968, il y avait des auteurs qui venaient du monde entier. Le lien avec 1968 nâétait pas évident pour tout le monde, je pense par exemple à Paul Auster, comment se sont-ils rattachés à ce thème-là ?
« Il faut comprende que notre festival a deux vocations : la vocation de conversation, câest-à -dire que lâon choisit un thème et on le développe avec une idée, une explication, une réflexion philosophique et littéraire, et la présentation au public tchèque dâauteurs quâils ne connaissent pas forcément ou quâils ont envie de rencontrer ou dâécouter lire. Paul Auster sâest rattaché très naturellement à ce mouvement-là , à la fois évidemment parce quâil est une star incontournable, mais aussi parce que 68 nâest pas un élément inexistant pour lui. Il a été actif, à New-York, à Colombia. A lâUniversité de Colombia, il faisait partie des grands activistes. Certes, nous avons plutôt Tariq Ali par exemple qui a été un des grands leaders de 68 de manière générale. Il avait quand même écrit « Street fighting man » lors de la démonstration de lâambassade américaine à Londres. Mais tous nos auteurs ont vécu humainement 68 en général. Donc ils y sont rattachés de par leur vécu, complètement, même si certains nâont pas été de grands leaders activistes. On nâa pas que des Vaculik et des Klima. Donc cela sâest fait très naturellement, ils avaient tous leur propre vécu à donner. »
Comment se présente lâédition de lâannée prochaine, en avez-vous déjà choisi le thème ?
« Pour le thème, il est actuellement en élaboration. Nous avons déjà invité quelques auteurs. Nous avons effectiement réinvité Kundera par exemple ; nous ne désespérons pas de lâavoir un jour. Ce serait assez génial, y compris pour nous, mais de manière générale pour la République tchèque. Nous tournons autour du thème actuellement de « lâart du conteur » ou quelque chose comme celà . Câest encore en finition. Pour les auteurs, nous aurons peut-être des auteurs francophones et je peux vous le dire, même si je ne donnerai pas de noms, que nous aurons déjà un ou deux prix Nobel de la littérature. »
(radio-Prague)
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