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Lâambasse de RT en France sâefforce de trouver un moyen de réaliser ce projet qui rendrait hommage à cet étudiant tchèque qui sâest immolé en janvier 2026, place Venceslas, pour protester contre les renoncements du pouvoir politique tchécoslovaque face à lâoccupant soviétique. Un geste qui a bouleversé le monde. Lâambassadeur de RT, Pavel Fischer, nous rappelle comment est née cette idée de statue.
« On va bientôt commémorer le sacrifice de Jan Palach, en 1969, quarante ans après. Il sâavère quâen France se trouvait un sculpteur expressioniste dâorigine hongroise, Andras Beck : bouleversé par le geste de Palach, sâest mis à créer une statue assez importante de 3,50m de haut pour exprimer ce quâil a ressenti à ce moment-là , en 1969. Après la mort de cet artiste en 1985, une association a été créée et travaille à ce que son engagement artistique et citoyen soit préservé. Câest donc lâorigine de la statue qui nâexiste pas aujourdâhui en taille réelle, il nâexiste quâune miniature qui a été dévoilée et inaugurée à Prague au Lycée Jan Palach. Aujourdâhui, nous avons été sensibilisés à lâexistence de ce projet de grande statue. La question qui se pose câest est-ce quâon ne pourrait pas trouver un endroit digne de cet artiste et de ce signe fort. »
Comment se négocie un emplacement pour une statue, surtout quand elle est aussi grande ?
« Câest une question qui concerne à la fois les urbanistes, les architectes de lâespace public, les paysagistes si on la place dans un parc public, mais aussi les représentants politiques et les élus locaux. Ce qui nous importe câest que ce monument rappelant la détresse dâun peuple et la révolte des jeunes qui ne voulaient pas assister à lâenlisement dâun pouvoir installé de lâextérieur dans notre pays, la Tchécoslovaquie, que ce symbole reste vivant. Si vous passez en revue les monuments qui existent à Prague, au Luxembourg, en Grande Bretagne ou en Italie et qui sont dédiés à Jan Palach, nous nous posons la question si ce nâest pas le moment, quarante ans après sa mort, de chercher un emplacement pour cette statue qui existe en moule pour le moment. »
Dâautant quâà lâépoque le geste de Palach avait suscité beaucoup dâémotion... Quelles sont les chances que ce projet aboutissent ? Le fait que vous en parliez signifie-t-il quâelles sont bonnes ?
« Vous savez un diplomate doit toujours faire part de ce quâil sait, de ce quâil peut dire et il y a aussi ce quâil doit voiler, parce que les négociations sont en cours. Et elles sont sensibles comme vous pouvez lâimaginer. Dâailleurs notre expérience avec la pose des plaques commémoratives à Paris, et en France en général, est telle quâil faut être toujours prudent et attendre le dernier tampon. Je vous assure quâon nâen est pas encore là , nous négocions avec les élus locaux. Mais je peux dire que nous sommes très sensibles aux signes publics qui rappellent lâamitié et la solidarité entre nos deux peuples. »
(radio-Prague)
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