Au début du mois de juin, le gouvernement a décidé de la vente de 100 % des actions de la société « Pražské letiÅ¡tÄ Â» (Aéroport de Prague).
Avant même que le processus de privatisation de lâune des plus importantes entreprises publiques tchèques ait débuté, des critiques se font entendre même au sein de la coalition gouvernementale.
Lâaéroport de Prague représente aujourdâhui lâune des plus grosses possibilités dâinvestissement en République tchèque. Câest une société florissante avec un bénéfice net qui a augmenté de 14 % lâannée dernière et qui se chiffre à plus dâun milliard de couronnes (40 millions dâeuros). En plus de cela, lâacquéreur éventuel pourrait acheter aussi des terrains que Pas de JO pour Prague en 2016 ...
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Serge Baudo â le citoyen dâhonneur de Prague ... lâaéroport de Prague compte utiliser pour la construction dâune nouvelle piste. Ces terrains sont actuellement la propriété de la société dâinvestissements Penta qui ne serait pas contre leur vente. Selon les informations fournies, le gouvernement compterait encaisser dans les 4 milliards dâeuro lors de la vente de lâaéroport. Des critiques se sont fait entendre tout dâabord dans les rangs de lâopposition sociale-démocrate, en dernier lieu, le week-end écoulé, au cours dâune émission télévisée. Dans celle-ci, le vice-président de cette formation politique, Bohuslav Sobotka, a exprimé des doutes sur la vente de la totalité des actions de lâaéroport. Il serait plutôt pour un contrat de location ou une vente partielle. On lâécoute :
« Il sâagirait dâune manière utilisée le plus souvent en Europe de lâOuest, sous la forme dâune concession à durée limitée. Ainsi donc, le gouvernement garde le contrôle sur la société. En dehors de la location, on devrait encore examiner la possibilité de vente dâune partie des actions seulement afin que, de nouveau, le gouvernement puisse garder le contrôle sur cette société stratégique. »
Lâopposition parlementaire nâest pas la seule à ne pas voir dâun bon Åil la vente de lâaéroport de Prague. La direction du Parti des Verts, lâune des formations de la coalition gouvernementale conduite par le Parti civique démocrate (ODS) sâest prononcée contre pendant le week-end écoulé. Elle demande une analyse qui démontrerait que les bénéfices de la vente seraient plus avantageux que les risques possibles et qui répondrait à la question de savoir sâil ne serait pas préférable, du point de vue économique et stratégique, que la République tchèque conserve la propriété de son plus gros aéroport. Le maire de Prague, Pavel Bém, vice-président de lâODS, voudrait bien obtenir pour la capitale 34 % des actions de lâaéroport avant la vente. Cela nâest pas certain, car le Premier ministre Mirek Topolánek a laissé entendre quâil ne pourrait sâagir que du tiers des bénéfices de la vente éventuelle. Lâun des plus intéressés, le directeur général de lâaéroport de Prague, Miroslav DvoÅák, voit mal la discussion soulevée par la vente de sa société. Pour lui, le moment est idéal pour obtenir un bénéfice maximum. Le chef de la Bourse de Prague, Petr Koblic, lui donne en partie raison en affirmant pourtant que tout dépend de la date choisie par le gouvernement pour réaliser la vente de son bien. Il nâest pas dit quâelle sera toujours avantageuse.
(radio-Prague)
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