Prague a accueilli le président français Nicolas Sarkozy.
Plus de détails sur les objectifs et le déroulement de cette visite avec Guillaume Narguet.
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Informations les plus actuelles - 20-05-2008 ... quinze jours avant le début de la présidence française de lâUnion européenne, Nicolas Sarkozy a effectué une visite éclair, ce lundi, en République tchèque. La République tchèque où le président eurosceptique Vaclav Klaus sâest publiquement félicité du résultat du référendum en Irlande. Initialement, la visite du président français à Prague devait être consacrée à la présentation des priorités du mandat français à la tête du Conseil européen lors du second semestre 2008, une nécessité dans la mesure où câest justement la République tchèque qui succèdera à la France, le 1er janvier 2009.
Mais câest lâactualité relative à lâavenir du Traité européen qui a donc finalement prévalu. A Prague, où il a rencontré les chef de gouvernement des quatre pays du groupe de Visegrad, à savoir la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, Nicolas Sarkozy sâest toutefois voulu rassurant en affirmant que le rejet irlandais ne devait pas être dramatisé ni minimisé. Selon lui le Traité européen ne doit pas diviser les pays de lâUnion mais bien les rassembler. Par rapport à la République tchèque où le processus de ratification traîne quelque peu en longueur et où le traité de Lisbonne ne fait pas lâunanimité au sein de la coalition gouvernementale, le président français a déclaré quâil comprenait les hésitations de Prague et que, par conséquent, il fallait laisser du temps aux Tchèques. Des propos qui ont également été ceux du Premier ministre tchèque Mirek Topolánek qui a estimé quâà terme les responsables européens trouveraient une solution. Quoi quâil en soit, lâessentiel, selon Nicolas Sarkozy, est dâempêcher la crise et dâéviter quâun fossé se creuse entre les pays membres de lâUnion européenne. Comme il lâa déclaré lors dâune conférence de presse à lâissue de sa rencontre avec Mirek Topolánek. On écoute le président français :
«La question câest pourquoi des Européens voient lâEurope comme une menace alors que lâEurope est là pour protéger. La meilleure façon, me semble-t-il, câest éviter dâaccroître la crise en ayant un autre problème avec un autre pays pour ne pas créer de fossés entre les pays qui ratifient, immense majorité, et ceux qui ne lâont pas encore fait. La Tchéquie est peut-être plus que dâautres pays favorable à lâélargissement de lâEurope aux Balkans. Pour quâon sâouvre aux Balkans, notamment à la Croatie, il faut le Traité de Lisbonne. Mais dâun autre côté je sais parfaitement quâen Tchéquie il y a une forme dâeuro-scepticisme que nous avons connu en France.
Je vais discuter avec le Premier ministre irlandais, avec le Premier ministre tchèque et on va essayer de voir à quelles conditions et comment on peut arriver à la ratification. Jâajoute quâaprès la présidence française, câest la présidence tchèque. Donc, il faut non seulement que les dirigeants tchèques tiennent compte de leur opinion publique, ce que je comprends parfaitement, mais de surcroît, il faut aussi quâils se préparent, encore pendant la présidence française, dans un travail main à la main à assurer la présidence de lâUnion dans six mois. Ils se trouveront, eux aussi, confrontés à cette situation.»
(radio-Prague)
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